Saint-Vincent d’Olargues

(Sant Vincenç d’Olargues en occitan)

Saint-Vincent d’Olargues, du département de l’Hérault en région Occitanie, est située dans le Parc Naturel Régional du Haut-Languedoc. Elle fait partie également du Pays du Haut Languedoc et Vignobles.

Depuis le 1er janvier 2018 elle est membre de la Communauté de Communes du Minervois au Caroux, qui regroupe 36 communes.

Elle dépend administrativement de l’arrondissement de Béziers.

Sa superficie est de 1 584 hectares pour une population de 364 habitants en 2018 (Source INSEE), répartis dans 13 hameaux dispersés, ce qui fait sa spécificité, avec un bourg central, Saint-Vincent.

Le village est accroché au versant sud de l’Espinouse, aux premiers contreforts du Massif Central, à une altitude d’environ 300m s’étalant de 200 à 1000 mètres pour le point culminant.

La commune est située au Nord-Ouest d’Olargues, baignée au sud par le Jaur.

Elle est limitrophe à l’Est de la commune de Saint-Julien, à l’Ouest de celle de Saint-Etienne d’Albagnan puis au Nord de celle de Fraïsse sur Agout.

Une vue panoramique permet d’admirer à l’Ouest et au Nord le Somail jusqu’à la Ventibouque. Le ruisseau du Cros sépare les massifs du Calcadal et du Somaïl. Le col de font froide sépare les communes de Saint-Vincent et de Saint-Julien avec en toile fond le Roc Fourcat qui annonce le massif du Caroux.

En arrière-plan, le majestueux Caroux, qui doit son autre nom de « femme allongée » ou « femme couchée » à la légende des gentils géants de Cébenna et de Rea, vient marquer la fin de la description panoramique des avant-monts de l’Espinouse. Vers l’Est, la vallée du Jaur prolonge celle de l’Orb permettant d’apercevoir le pic de Tantajo qui domine Bédarieux. Ainsi de loin en loin, les communes de Saint-Julien, Mons la Trivalle, Saint Martin de l’Arçon, Colombières sur Orb, le Poujol sur Orb, Lamalou-les-Bains et Hérépian jalonnent en premier plan la vallée du Jaur puis celle de l’Orb.

Le passé historique de Saint-Vincent est riche de nombreux vestiges historiques. Le dolmen de Tripofoulet à Calcadal et celui de Raspaillac témoignent de ce passé lointain.

En 1531 la Commanderie des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, de Rhodes et de Malte fût installée à Saint-Vincent. L’église et les maisons autour du presbytère l’abritaient. Elle était rattachée à celle de Narbonne et dépendait du Grand Prieuré de Saint-Gilles.

A l’origine le cimetière était situé devant l’église. La croix cimétériale (calvaire des hospitaliers) avait été placée en son centre.

En 1911 le cimetière a été transféré à l’emplacement qu’il occupe aujourd’hui. La Croix fût déplacée sous le porche jusqu’en 2014 où elle fût restaurée puis déposée dans l’église, où elle peut être admirée sur toutes ses faces sculptées.

A Saint-Vincent d’Olargues, comme plus généralement dans le Haut-Languedoc, l’activité majeure au fil des siècles était basée sur la production agricole, l’élevage (ovins, caprins, lapins…) et le jardinage. Les familles produisaient essentiellement des marrons, des châtaignes, des cerises, du vin et raisin de table. Chacune possédait un cheval ou un mulet pour travailler les terres ou transporter les récoltes.